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Sur la fuite de la "Formation Perrot" en Allemagne nazie, en Forêt Noire, début août 1944, Il faut citer l'ultime document du livre Les nationalistes bretons de 1939 à 1945, " Témoignage d'un ancien de la Formation Perrot, Concarneau, le 12-2-1969 ", où il décrit leur fuite de Rennes vers l'Allemagne nazie, début août 1944 :
" (...) je me suis tellement attardé que j'ai failli rater le camion qui nous emmenait vers Angers. J'ai dû monter le dernier, après avoir aidé Roparz Hemon. " 93
Leur itinéraire est détaillé :
" Au total, il semble qu'à ce moment un peu plus d'une cinquantaine de membres de la "Formation" quittent la Bretagne, accompagnés d'une douzaine au moins de militants, d'épouses ou d'enfants (21).
(note 21) Basset (imprimeur de "L'Heure Bretonne" et de "Breiz Atao"), les Guieysse et leur fille Denise, R. Hemon, J. Youenou et deux femmes de membres de la Formation avec leurs enfants. (R. Caërléon, Le rêve fou des soldats de Breiz Atao, p 148) (...)
O. Mordrel rencontre Doriot près du lac de Constance pour effectuer un "renversement des alliances". Le chef du Parti Populaire Français me propose de rédiger un accord écrit, dans lequel il s'engagerait, en tant que chef éventuel de l'État français, à reconnaître l'existence de la nation bretonne distincte de la nation française, jouissant de son entière autonomie comme État associé sur pied d'égalité avec la France, qui garderait des prérogatives du type confédéral suisse... J'y serais désigné comme gouverneur de la Bretagne avec plein pouvoir pour l'organiser en corps de nation, n'ayant de comptes à rendre qu'au chef du gouvernement à Paris et non à son conseil des ministres (22).
(note 22) Protocole du 16 février 1945 ("Breiz Atao", par O. Mordrel, pages 395-399). Mordrel reçoit l'appui de Roparz Hemon, Le Guennec de Kerrigan (L.V.F.), et Barazer de Lannurien (Waffen S.S.) (...) " 94
Cet engagement de Roparz Hemon trouve sa confirmation dans le livre de Hervé le Boterf (La Bretagne en Guerre) :
" Afin de rallier à son projet toutes les bonnes volontés révolutionnaires, Doriot avait fait non seulement appel aux chefs des partis collaborationnistes français mais aussi aux représentants les plus éminents des minorités ethniques incluses dans l'hexagone. Olier Mordrel donna son accord le 16 février, à la suite d'un échange de correspondance qui aboutit à la signature d'un protocole lui reconnaissant le titre et les fonctions de chef du futur gouvernement de la Bretagne autonome. en vertu de ce pacte, Olier Mordrel s'engageait à constituer sous sa responsabilité un ' comité exécutif breton ' en exil pour lequel il pressentit aussitôt Roparz Hemon, le comte de Lannurien et Le Guennec de Kerrigan dont il reçut l'adhésion. " 95
Ce livre a été publié en 1971, sans démenti arrivé à ma connaissance : Roparz Hemon étant mort en 1978. Le courrier fonctionnait-il mal avec lIrlande ?
93 Bertrand Frelaut, Les nationalistes bretons de 1939 à 1945, p 226
94 Bertrand Frelaut, Les nationalistes bretons de 1939 à 1945, p 123
95 Hervé le Boterf, La Bretagne en Guerre, p 664-665
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